Lunel se dévoile

sur tous les modes

Porte de la Camargue, Lunel est au centre d’un bassin de vie entre Montpellier et Nîmes qui représente plus de 150 000 habitants. Cela lui confère un fort potentiel d’attractivité, renforcé par son art de vivre, l’excellence de sa culture, l’enracinement de ses traditions et de son identité, la qualité de ses équipements et de ses services.

La Cité Pescalune est aussi ancrée pleinement dans la modernité avec la vigueur de sa jeunesse, le succès de son pôle Santé, la réalisation en cours du nouvel Espace des Arènes et du Pôle d’Echange Multimodal de la gare de Lunel. Lunel se dévoile pour vous, pour vous présenter son véritable visage et pour vous inviter à l’embrasser. Lunel, une ville à découvrir absolument !

Les Halles

# DES ÉTALIERS ENTHOUSIASTES

Dans ce quartier animé et pétillant, les halles de Lunel offrent ce modèle Baltard si reconnaissable et si charmant. Dès le mardi, les étaliers dynamisent cette partie du cœur de ville, en particulier les fins de semaine.

Leur professionnalisme assorti de leur exigence en matière de qualité en fait une adresse repérée par les restaurateurs de la région qui la recommandent à l’image d’Igor Alary, désormais à la tête du restaurant “Les Templiers” à Aigues-Mortes. Au total rien ne manque. L’épicerie fine compte des produits régionaux mais pas seulement. Le boulanger propose notamment des pains bio. La poissonnerie présente un étal de produits de la mer variés et de grande qualité.

Côté carné, les possibles sont larges : viande de l’Aveyron, charcuterie spécialiste du jambon, auxquels il faut ajouter des fromages au lait cru très remarqués, des stands de dégustations de vins et de tapas ou encore des fruits et légumes bien mis en scène. Au-delà de cette architecture si délicieusement datée, les halles de Lunel, fréquentées par toutes les tranches d’âge, démontrent le goût des lunellois et bien au-delà pour les bons produits.

Jeunesse et festivités

# DYNAMISME ET MOBILISATION

À Lunel, les activités à l’égard des jeunes sont pléthoriques et sont très suivies, comme en témoigne Chrystel Guéri, directrice du service jeunesse et vie associative. « Plus de 300 jeunes sont venus à notre premier forum jobs d’été. Il s’agissait de les aider à développer leur projet professionnel, se présenter, faire un CV et une lettre de motivation ». De quoi prouver la mobilisation d’une jeunesse décidée à prendre en mains son avenir. Et ce n’est qu’un exemple qu’il faut compléter par ce phénomène de bandes si typiquement camarguais. Mathis Bouloc et Florent Gerlini, équipés de tee-shirts sponsorisés par les commerçants locaux, se fixent pour mission de porter haut les couleurs de leur bande et de dynamiser dignement la fête dite La Pescalune. Ce que confirme Ghislaine Arnoux, adjointe déléguée à la petite enfance et à la jeunesse. Mieux, elle fait appel à eux pour animer les opérations municipales dédiées aux plus petits.

La gastronomie

# LA PLURALITÉ À LA CARTE

La gastronomie à Lunel tient une place de choix. Les tables de la Cité Pescalune s’avèrent très complémentaires. Certains restaurants choisissent de se spécialiser, d’autres optent pour une cuisine volontairement simple. Tous se prononcent pour la qualité. Rapide tour d’horizon d’un cœur de ville franchement gastronomique : “Le 61” pour sa simplicité, “Derrière l’église” pour sa table et sa déco résolument vintage, le “B.Alcon Gourmand” pour ses thés et ses tartes et bien sûr l’incontournable “Bistrot de Caro”. Là, été comme hiver la déco du patio comme de la salle est à l’image de l’assiette : luxuriante, savant mélange de local et d’exotisme, créative. En dehors du cœur de ville, d’autres restaurants se distinguent comme le “Plaza Lunae”, “La maison d’Amélie”, “Le Palais des Roses”, la “Pizzéria Le Grill”, “La villa Helios”, “Le Very’Table” et bien d’autres…

Lunel, porte de la Camargue

Même si le canal de Lunel s’arrête à l’entrée sud de la ville, il est le symbole d’un lien fort entre l’étang de l’Or et les terres, et une porte largement ouverte sur la Camargue.

Nombreux sont ceux qui envient les heureux occupants de ces cabanes posées depuis la fin du XVème siècle, sur le bord du canal entre Lunel et la plage.

Accessibles par un chemin franchement bucolique ou mieux par embarcation depuis Lunel, ces habitations ont été construites le long du canal pour favoriser les échanges marchands importants dès le Moyen-Âge entre Rhône et sud-ouest : sel et muscat de Lunel bien sûr mais aussi blé, fourrage, charbon et bois des Cévennes ou du Rouergue. Aujourd’hui deux pêcheurs y maintiennent une activité, l’un sur le canal, l’autre sur l’étang de l’Or. Toutefois la quasi-totalité de ces demeures spartiates sont occupées par des amoureux du site. Certains quittent Montpellier pour venir y passer 4 mois, profitant d’une flore et d’une faune riches et remarquables. De part et d’autre du canal les cabanes développent une vie de quartier et de bohème typiquement camarguaise. Ce canal conduisait autrefois au port très dynamique de Lunel.

C’est sans doute ce qui lui a valu son nom : “canal de Lunel” même si plusieurs communes sont concernées. Puis, peu à peu, il sera comblé dans l’enceinte de la ville pour cause d’insalubrité parce qu’abandonné. Il revit désormais et redevient cette porte symbolique sur la Camargue. C’est une belle balade pour tous comme pour les convalescents du pôle santé tout proche

Tôt le matin, en remontant vers la ville, le canal de Lunel accueille des groupes de marcheurs, coureurs et baladeurs de tout âge. Ils partent faire leurs courses, promènent leur chien, font leurs exercices matinaux à vélo ou à pied, s’installent pour pêcher à la ligne ou au panier comme le veut la tradition (voir ci-dessous la légende du Pescalune). De quoi confirmer l’ambition portée par l’association Pour le Canal de Lunel. Anne-Marie Lefebvre, à l’origine de ce projet s’enthousiasme. « L’association existe depuis 2003.

Au départ, nous voulions faire quelque chose pour laville et faire vivre le canal un peu oublié. Il fallait créer le jardin-canal, une signalétique, nettoyer les berges. Au début nous le faisions avec un attelage de chevaux. Et puis un dimanche matin le maire est venu et nous a donné des moyens plus modernes pour nettoyer. C’est une belle balade pour tous comme pour les convalescents du pôle santé tout proche ».

Défi relevé. Des néo-pescalunes qui s’investissent tout autant que les natifs. Désormais revenu à des atours élégants et salutaires, le canal de Lunel retrouve son lustre et sa vocation initiale.

En effet, tout se passe comme si le canal de Lunel relevait tout à la fois de la symbolique de la porte et donc du passage d’un département à l’autre, d’un étang aux terres, des plages ultra touristiques à cette Camargue encore protégée, du commerce maritime au fluvial. À mi-chemin entre Montpellier et Nîmes, Lunel est bien l’entrée de la Camargue. Car même si les esprits chagrins déclarent qu’il s’agit de la “Petite Camargue”, en longeant le canal de Lunel depuis le canal de l’Or jusqu’au rond point du Pascalet, vous êtes bien au cœur de la Camargue authentique, bercée par des habitants heureux d’y vivre, souvent dans l’impossibilité de s’imaginer ailleurs.

En compagnie des néo-pescalunes qui s’investissent tout autant que les natifs, chacun s’octroie cette identité si particulière et si sincère et s’emploie à dynamiser et valoriser la ville dans la joie. Car Lunel, porte de la Camargue, n’a pas l’intention de s’en- dormir telle la “Belle au Canal Dormant”. En témoigne nombre de signes tant institutionnels que privés : modernisation et ouverture sociétale en cours pour les arènes, projet multi-modal pour la gare ferroviaire, proposition de santé étoffée au point de devenir modèle régional depuis reproduit, commerces dynamiques. À ce titre deux exemples méritent d’être relevés.

La boutique “Lunel Gardian” compte des adeptes y compris des personnalités estampillées “vues à la télé”. De passage, les amateurs de Camargue s’arrêtent voir Anita et font des commandes parfois spécifiques de chemises “Indiennes de Nîmes”, comme « la famille de Frédéric Mitterrand qui dispose d’un mas à Gallician » déclare Anita Cuny. Désormais embau- chée par son mari Daniel, étalagiste et vrai pro de la confection, Anita, modèle de bonne humeur, règne sur sa boutique spécialisée « de A à Z pour le gardian depuis la sellerie jusqu’au vêtement » résume son mari. Ouverte sous les arches de la ravissante place des Caladons, cette boutique contribue au dynamisme du centre ville de Lunel au même titre que la librairie A.B. à la devanture et à l’ambiance si cosy. Delphine Cambet se définit comme « généraliste, avec quelques coups de cœur, les meilleures ventes et une prédilection pour les auteurs de noirs ». Au-delà de la vente stricto sensu, la jeune femme organise nombre d’évènements : conférences, joutes de traduction, prix du lecteur, expositions. À noter qu’un rayon est dédié aux ouvrages régionalistes. Lunel est bien l’une des portes de la Camargue.

La Pescalune

# DE LA LÉGENDE À LA FÊTE

Ne pas confondre le Pescalune et la Pescalune. Le premier concerne la dénomination des habitants de Lunel pour des raisons légendaires, la seconde signe le nom de la fête de Lunel tout aussi renommée. Denis Brotons, président du club taurin Goya, admet qu’il existe plusieurs versions de cette légende. Il s’agirait de pêcheurs qui, vers le VIème siècle, attendaient la nuit pour piéger les anguilles dans les fonds vaseux des marais grâce à des paniers équipés d’appâts. La version poétique déclare que les paniers étaient troués pour pêcher la lune, d’où la nomination pescalune qui donne aussi le nom à la fête de Lunel. À la fois conviviale et traditionnelle, festive et créatrice de lien social, la Pescalune est aussi l’occasion de retrouvailles. Pour Denis Brotons, c’est plus qu’une fête. C’est une véritable philosophie de vie. C’est un moment unique où se retrouve toutes les générations.

Arboretum

# CONSERVATOIRE D’ARBRES À PETITS FRUITS

Comme une respiration aux limites de la ville, l’arboretum de Lunel est à la fois unique, expérimental et ludique. Ce conservatoire d’arbres méditerranéens à petits fruits représente avec science la diversité et l’évolution des espèces si originales parce qu’adaptées à ce climat parfois hostile aux végétaux. Les visites ressemblent à des pèlerinages dans le temps et dans les espaces. C’est Colin Souche, animateur à l’Office du tourisme et spécialiste du site qui guide la balade vraiment étonnante. Sa passion pour l’arboretum est tangible. Armé de patience, il a compilé les connaissances livresques et anecdotiques qui lui permettent d’adapter son discours à tous les publics. De la période paléolithique jusqu’à notre époque, les différents espaces conduisent tous à une agora centrale vouée aux animations. C’est là au milieu des vignes historiques ou mythiques figuiers en passant par les jujubiers plus confidentiels que s’achèvent des visites guidées théâtralisées. Là aussi que s’installe la Nuit des étoiles ou autres séances insolites. L’arboretum de Lunel, unique en France sur ce registre, compte nombre de richesses insoupçonnées. Il est ouvert de mi-mars à mi-novembre.

Apporter un autre regard sur Lunel

La Ville de Lunel a décidé de lancer une campagne de communication grand public pour donner à voir son véritable visage et les métamorphoses d’une cité méconnue, voire mal perçue.

INTERVIEW

Claude Arnaud, Maire de Lunel

La parole est à Claude Arnaud, Maire de Lunel, qui nous présente le sens de cette démarche.

Depuis quelques années, lorsqu’on parle de Lunel, c’est souvent en terme négatif ou pour symboliser la radicalisation de certains jeunes. Pourquoi avoir choisi de lancer maintenant cette campagne de communication sur Lunel ?

Chacun connaît l’image dégradée de notre ville. Personne ne nie la radicalisation de certains jeunes à Lunel, comme ailleurs. Personne ne nie la montée de l’islam radical en France, en Europe et dans le monde. Chacun a bien conscience de la réalité des victimes des attentats en France, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, en Espagne… Mais le focus des médias sur notre ville, certes légitime mais récurrent, a donné une image tronquée de la vie lunelloise. Nous ne nous reconnaissons pas dans le miroir qu’on nous tend depuis quelques années. Après un temps de réflexion nécessaire, avec mon équipe municipale, nous avons décidé de lancer une campagne de communication pour apporter un autre regard sur Lunel, bien différent des idées reçues.

D’où le choix de « Lunel se dévoile » ?

Exactement. Avec “Lunel se dévoile”, nous affirmons…

Santé

# UN MODÈLE PRÉCURSEUR

À proximité du centre ville, le Pôle Santé de Lunel assorti d’un grand parking gratuit fait figure de pionnier. Pour les usagers rien n’est visible mais ce pôle santé est à la fois public et privé.

« C’est le premier partenariat public-privé dans l’ex Languedoc-Roussillon » constate Serge Constantin, Président du groupe Clinipôle. Une exception liée à une volonté des hommes. « Le besoin a fait la nécessité. Nous sommes locataires de l’hôpital public mais rien ne permet de distinguer l’hôpital du privé. Si nous ne l’avions pas fait il n’y aurait plus rien à Lunel. De plus, les généralistes s’installent plus facilement s’il y a un pôle technique à proximité. Nous étions un peu précurseurs ». Une opération gagnant-gagnant. D’autant que des projets listés par Serge Constantin et portés depuis le début par l’ensemble des élus sont encore à venir. « L’IRM, juste installée à Lunel, doit déménager dans le bâtiment définitif. Nous devons créer un nouvel étage pour les soins de suites. Il faut ramener sur ce site les locaux de l’ancien hôpital comme le SMUR et les pompiers ». À noter que dans les couloirs à dimension humaine et dans le patio intérieur ou les circulations extérieures, la sérénité est de mise.

PEM Gare

# CONVERGENCE DES MOYENS DE TRANSPORTS

Alexandre Gougeon se réjouit du projet de Pôle d’Échange Multimodal (PEM) de la gare de Lunel. Il fait partie de ces étudiants qui choisissent de ne pas habiter Montpellier pour leurs études. Jusqu’à présent en 3ème année à la fac d’histoire Paul Valéry à Montpellier, « j’ai préféré rester vivre à Lunel et prendre le train. Je considère qu’avec le PEM, je pourrai prendre encore plus facilement le train à la gare de Lunel ». Ce sera, en effet plus fonctionnel, plus esthétique et plus moderne.

De quoi combler les quelques 3 400 voyageurs qui, chaque jour, prennent un train en gare de Lunel pour rejoindre principalement Montpellier et Nîmes. Ce chiffre est en constante augmentation puisque l’attrait de Lunel ne cesse de se confirmer. Le PEM favorisera la construction à venir de logements étudiants.

L'espace des arènes

# PISTE CONSERVÉE, ESPACE OPTIMISÉ

La traditionnelle enceinte fermée des arènes s’ouvre sur les espaces publics extérieurs. Marion Bernard, architecte mandatée par le cabinet d’architecte. Jacques Ferrier pour suivre le chantier l’affirme : « C’est ce qui nous a permis de gagner le concours d’architecte ». Ces percées physiques sur la rue côté ville permettent de créer du lien avec le cœur de ville. Le nouvel espace des arènes est axé autour d’un lieu de spectacle, de terrasses, d’un restaurant, d’une salle polyvalente et d’une galerie d’exposition. D’ici quelques mois, juste avant la prochaine fête de Lunel, le site sera inauguré. De l’ancienne structure sont conservées les arcades et la piste, c’est-à-dire l’âme. Les gradins seront couverts. Au total, dans cette nouvelle formule, les arènes pourront accueillir jusqu’à 5 000 personnes. Cet espace sera signé Jacques Ferrier, une signature internationale.

Musée Médard, Musée de France

À l’image de bien d’autres projets lunellois, il aura fallu de la persévérance, de l’enthousiasme voire du culot pour aboutir en moins d’un an à l’obtention de l’appellation “Musée de France” pour le Musée Médard dédié au patrimoine écrit.

Joël Moysan, à la fois bouillonnant et rigoureux adjoint à la culture s’en amuse encore. « Au cours de l’entretien d’embauche j’ai donné un an et demi à Claudio Galleri pour obtenir l’appellation “Musée de France” ». Pari gagné ? Non, tout simplement dépassé puisqu’en une année seulement le « plus beau des carnets d’adresses culturelles » comme aime à le dire Joël Moysan a réussi à relever le défi. La complicité entre les deux hommes est tangible. Leurs compétences complémentaires et leur plaisir fonctionnent comme une synergie. Claudio Galleri est donc le conservateur de ce musée exemplaire.

Visite.À l’hôtel particulier Paulet datant du XVIIIème siècle assorti d’un fonds ancien du XIXème siècle répondent des choix muséographiques et une rénovation très modernes. Fruit d’une bataille de chaque instant pour Joël Moysan. « Je voulais que l’on pénètre dans le musée comme on rentre dans un livre ouvert ». Tout juste admet-il que les rampes anciennes étaient intéressantes. Résultat ? Le parti pris de la modernité, la volonté de transmission et la mise en scène des mots saisissent le visiteur dès qu’il pénètre dans ce désormais « Musée Médard, Musée de France ».

Les ouvrages sulfureux cachés dans la bibliothèque nommée l’Enfer

Un musée de quelques 400 m2 d’exposition. « Nous disposons de 5 000 volumes qui ne peuvent pas être exposés en permanence pour les préserver ». De quoi préparer des expositions temporaires thématiques assorties de « dialogues avec des artistes contemporains. Nous avons demandé à Sébastien Simon, artiste local spécialisé dans les petits cabinets de curiosité, de travailler sur l’intime et le protes- tantisme de Louis Médard » complète le conservateur avec ce délicieux accent italien. Ponctuellement, il accepte d’ouvrir « l’Enfer », religieusement installé dans la salle qui reproduit le cabinet de lecture du donateur. Joël Moysan ne se lasse pas de raconter la genèse.

« Louis Médard a légué l’intégralité de sa collection : ses livres et le mobilier, bibliothèques, bureau et tables ». Aussi nommée « Petit Catalogue », c’est assez classique de l’époque comme le constate Claudio Galleri. « La bibliothèque est fermée pour la partie classée à part qui contient des ouvrages censurés à l’époque. Un peu sulfureux, ils touchent à la religion, au libertinage. Ils sont réputés contre le Pape, contre la religion catholique ou Louis XIV ».

Pour moi cette appellation est magique et en même temps c’est un nouveau point de départ

Arrivé en 2015, Claudio Galleri se réjouit de l’ensemble des collections et se souvient de sa première impression.

« J’ai tout de suite été ébloui par la visite du musée. Je ne m’attendais pas à une telle qualité. Le plus attachant reste l’âme et la volonté de transmission de nombreuses personnes. Certaines sont parties de rien et sont devenues vraiment compétentes. J’ai l’impression qu’il y a un chemin que je dois suivre. Et puis je fais de petites découvertes tous les jours ».

Reste l’appellation récente “Musée de France” si convoitée que Joël Moysan attribue à un travail d’équipe. Claudio Galleri complète. « Pour moi cette appellation est magique et en même temps c’est un nouveau point de départ. » Au registre des expos déjà organisées, notons la volonté d’accessibilité avec l’hiver dernier “De l’Enfer des femmes”, l’été dernier “Lunel en sel” et cet hiver “Au pays des Indiennes, l’entreprise de Louis Médard”.

Une exposition très appréciée qui mettait à l’honneur le métier de Louis Médard dans « le négoce des tissus imprimés façon indiennes très prisés à l’époque. Il allait un peu partout à la recherche des plus beaux tissus. » Un négoce qui lui a permis d’assouvir sa passion dévorante pour les livres comme le détaille Claudio Galleri.

« Louis Médard était sensibilisé aux textes et aux livres avec une orientation classique et une vocation encyclopé- dique liée à son siècle, le siècle des Lumières. Il avait une passion pour la littérature et l’histoire et un intérêt pour le livre comme objet esthétique aussi ». Le musée qui lui est dédié met en scène cette collection avec y compris des outils multimédia. Un Musée de France très moderne qui est fier de rejoindre ses congénères de la région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée dont le musée Fabre à Montpellier ou le musée Soulages à Rodez.

Jazz à Lunel

# FAIRE PLAISIR AU PLUS GRAND NOMBRE

En quatorze éditions le festival de jazz de Lunel s’est forgé une solide réputation. Méritée eu égard au professionnalisme déployé par le “Labory jazz club” qui organise ces festivités chaque année mi-août. Cette association nîmoise travaille pour ce faire en partenariat avec Dany Doriz, directeur du “Caveau de la Huchette” à Paris. Joël Moysan, adjoint à la culture de la ville de Lunel ajoute fort judicieusement que « ce festival est gratuit ». De quoi attirer les amateurs de pointures comme le détaille Jean-Claude François responsable de la programation du festival. « Pour 2018, nous avons déjà retenu Nirek Mokar », s’enthousiasme-t-il. De plus la programmation reste assez didactique dans son évolution afin de conduire le public vers des formes de plus en plus pointues. Un festival qui se déploie entre une scène principale dans le parc Jean Hugo et du off avec apéros en jazz sur la ravissante place des Caladons.

Bref un festival « qui entre aujourd’hui dans les grands festivals français » ajoute Jean-Claude François. Mais ce qui tient le plus à cœur à cet organisateur infatigable réside dans l’ambiance pescalune. « Nous sommes une association de passionnés. Notre but principal est de faire plaisir au plus grand nombre et l’esprit de Lunel nous va bien ». Dont acte.

La tour de prison

# DES SYMBOLES CAPTIVANTS

La Tour de Prison, sise au dessus d’un office de tourisme remarquable de modernité et de chaleur humaine, donne à voir en pointillé la vie carcérale. Dès l’entrée, l’atmosphère saisissante de réalisme fait basculer dans un autre monde. Assez vite les visiteurs se retrouvent au cœur de l’intimité des détenus concentrés en deux salles obscures. Des ténèbres savamment entretenues et sublimées par les lampes torches confiées à toutes et tous avant de commencer la visite.

Seule façon d’appréhender les messages gravés sur la pierre. Malgré les recherches entreprises, un grand nombre de ces graffitis gardent leur mystère. Pour Sylviane Truchetet, directrice de l’office de tourisme de Lunel, de nombreux signes seraient d’ordre religieux. « Nous avons beaucoup de symboles catholiques parce que Lunel était une ville protestante. Les catholiques étaient enfermés dans la tour de prison ». Troublant.

L'art en ville

# DES ATELIERS, UNE STATUE ET DES ARTISTES EN HERBES

Avec la statue du Pescalune œuvre du sculpteur Ben-K aux airs giacometiens, l’espace Feuillade et le Bocal, Lunel peut s’enorgueillir d’une certaine façon de valoriser l’art en ville. Chacun à sa manière développe les sens artistiques. À ce titre, l’espace Louis Feuillade fait figure de modèle pédagogique puisque c’est là que les enfants, dans la salle “L’enfance de l’Art”, se familiarisent avec les arts plastiques puis finissent par exposer leur travail qui alterne avec des expos principalement d’art contemporain. De son côté, le Bocal enchaîne les expos nomades souvent dédiées à la photo. Et puis, les murs de l’Office de tourisme accueillent les artistes locaux comme Muriel Goroneskoul, qui signe Goro, dont le travail est résolument coloré. Reste que l’art en ville à Lunel, ce sont aussi des ateliers d’artistes comme celui de Loubat récemment installé à Lunel ou celui de Michel Grisvar désormais face à l’Office de tourisme, des façades riches et un patrimoine architectural qui mérite de lever le nez en déambulant dans les rues anciennes.

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